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Bienvenue sur l’ancien blog de Fabrice et Maude. Nous avons migré sous une nouvelle adresse, retrouvez nos aventures autour du monde à cette adresse : http://ecolybride.fr

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Migration du site !

Notre site à migré ! Vous pouvez nous retrouver à l’adresse suivante : http://www.ecolybride.fr

Sur ce nouveau site, vous trouverez les aventures de Fabrice à Djibouti et notre nouveau gros projet de voyage !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Bornéo en bref

Notre aventure en bref :

Nous avons quitté les terres Françaises en juillet 2014 pour vivre pendant 2 mois à l’autre bout du monde.

Notre objectif était double :

  • partir à l’aventure pour découvrir le monde
  • nous investir dans la protection de la biodiversité de notre planète

Le Bénévolat à TRACC

Nous nous sommes donc inscrits comme volontaires dans une association consacrée à la conservation des récifs coralliens de Bornéo mais également à l’étude et la protection des tortues marines. Cette association est TRACC, pour Tropical Research And Conservation Centre.

Le but de notre mission devait donc être d’aider à restaurer le milieu marin de Bornéo. Il s’agissait de replanter des coraux et de suivre les populations de tortues venant pondre sur les plages, récolter leurs œufs pour les incuber et ainsi éviter que la population locale ne vienne piller les nids.

Nous avons donc vécu dans un camp de fortune entre la jungle du nord de Bornéo et la mer de Chine. Le son incessant des vagues, les pieds constamment nus dans le sable, sans autres abris que des tentes et des murs de bâche, sans réseau ni internet, nous sommes retournés aux sources !

Ce fût également une formidable aventure humaine que de goûter aux joies (et aux déboires !) de la vie en communauté avec des gens venus des quatre coins du monde tout en cohabitant avec quelques locaux venus du village voisin.

Une seule ombre au tableau cela-dit, les missions qui nous furent confiées ne correspondaient pas aux promesses faites lors de notre inscription. Suite à des problèmes de sécurité, le camp avait déménagé dans un lieu où les tortues ne venaient que rarement et ne nidifiaient jamais. Dans ce nouveau lieu, il y avait tout à faire, à commencer par référencer la faune aquatique en vue d’en faire une zone protégée. Nous plongions plusieurs fois par jour pour remplir cette mission. Ce projet avait beau être essentiel pour la protection de la nature, il n’était pas à la hauteur de nos espérances et serait moins formateur pour nos projets futurs.

Notre voyage à travers Bornéo

Nous primes donc la décision d’écourter notre volontariat de presque 1 mois. S’il était trop tard pour trouver d’autres bénévolats sur Bornéo, il était malgré tout envisageable de parcourir cette terre pour en apprendre plus sur sa faune, les problématiques de l’environnement, les programmes de protection mis en place sur place etc.

Nous sommes donc partie en sac à dos dans les États de Sarawak et Sabbah, pour visiter les parcs, les centres de faunes sauvage et en rencontrer les acteurs. Durant tout notre périple nous avons essayé de nous éloigner des zones touristiques quand cela était possible pour découvrir les aspects les plus authentiques de ce travail autour de la biodiversité. Prendre les transports en commun, faire du stop, aller à la rencontre des rangers et des coordinateurs, se faire inviter par un commercial de l’huile de palme, nous avons saisi un maximum d’occasions pour mieux appréhender la vision de chacun sur la biodiversité de Bornéo. Pour découvrir une nature la plus authentique possible, nous choisissions souvent des parcs peu touristiques, nous empruntions souvent les treks les plus longs et les plus durs, nous faisions des randonnées nocturnes à travers la jungle…

Un bilan positif

Finalement, ces 2 mois d’aventures se complétèrent très bien. Après avoir agit pour l’environnement nous avons pû voir ce qui se faisait dans d’autres associations et d’autres écosystèmes. La vie en communauté du premier mois nous avait aider à appréhender la culture malaisienne et connaître quelques mots de la langue, bien pratique pour entamer le dialogue avec les locaux ! Nous avions aussi perfectionné notre anglais ce qui fût bien utile pour discuter avec tous les gens qui ont croisé notre chemin.

Cette démarche éco-touristique fût payante et aujourd’hui nous sommes rentrés riches de connaissances, d’expériences, et de souvenirs.

La mésaventure en tant qu’éco-volontaire à TRACC, n’enlève en rien notre envie de renouveler l’expérience dans d’autre pays et d’autres associations agissant en faveur de l’environnement !

Liste des articles du blog Bornéo

Quelques jours après notre arrivée

Voyage et Kota Kinabalu
Journée au Kinabalu Park
Visite de Poring
Pulau Sapi

Le camp TRACC

Premiers jours au camp
Une journée de mission à TRACC
Le camp à TRACC
Rêve de peau douce
Petit dessin
Quelques dessins de poisson
Changement de plan pour TRACC
Les moments magiques
Un autre dessin
Petit cadeau pour un maisien du camp
Une semaine pleine de surprise
Changement de programme

Le voyage à Bornéo

Bako National Park
Kuching Wetlands
Parc Naturel de semenggoh
Journée à Talang-Satang
Deux jours au parc National de Kubah
Semeggoh Acte II et Village Dannah-Rai
Parc de Gunung Ganing
Fairy Cave
Matang Wildlife Center
Parc de Santubong et voyage vers Sandakan
Sepilok
Séjour sur la rivière Kinabatangan
Premier jour à Mabul Island
Second jour à Mabul Island
Pulau Manukan
Dernière journée à Bornéo

Retour Sur nos aventures

Retour sur nos aventures au Kinabatangan
Les moments les plus…
Comment être un bon éco-touriste à Bornéo

Comment être un bon éco-touriste à Bornéo

Suite à notre vécu, il nous parait important de réaliser un petit guide pratique destiné aux futurs voyageurs souhaitant visiter Sarawak et Sabah, tout en évitant d’avoir un impact négatif sur l’environnement. Ce guide pourra également, à notre avis, s’adapter facilement à Bornéo en général mais aussi à d’autres contrés de l’est asiatique.
Nous même sensibles à ces questions environnementales, durant notre voyage, nous avons toujours tout fait pour être de bons éco-touristes. Mais de retour chez nous, en lisant différents articles, nous nous sommes rendu compte que nous avions, malgré tout, fait des erreurs ! Nous avons alors réalisé qu’il y avait réellement un manque de communication sur ce sujet, que cela soit sur le Lonely Planet ou sur place. On peut parfois trouver des parcs (comme Kubah à Sarawak) ou des agences (comme Scuba Junkie à Semporna) qui proposent quelques panneaux sur le sujet aux visiteurs, mais ils restent dans l’ensemble très discrets et n’ont pas souvent un caractère obligatoire.
Ici, on ne vous parlera pas de transports en commun, de calcul d’émission de gaz à effet de serre, de limitation de la consommation d’eau, de lumière ou d’électricité… Tout ça vous le savez déjà ! Mais nous essaierons de faire le tour de ce qu’il faut faire et ne pas faire dans les sites naturels afin de déranger le moins possible les écosystèmes.
Certains conseils vous paraîtrons peut-être ridicules ou dérisoires, mais à ce moment, nous vous invitons à vous poser la question : « Et si tout le monde faisait ça tous les jours, pendant plusieurs années, que se passerait-il ? »
Nous vous remercions par avance de lire ces lignes et de les appliquer du mieux que vous pouvez durant votre voyage. Et si vous avez d’autres conseils à nous soumettre, n’hésitez pas !!!

Achats de souvenirs :

  • Coquillage. Impossible de savoir de façon certaine si le coquillage a été prélevé mort ou vivant. Dans tous les cas, prélever des coquillages participe à l’érosion des plages (attention certains objets sont faits à partir de coquillage et c’est le même souci)
  • Insectes morts, étoiles de mer ou hippocampes séchés. Ces animaux disparaissent à cause de ces ventes. Et ils ont tous été capturés vivants et sont morts dans d’atroces souffrances (transpercés par une aiguille, desséchés au soleil…)
  • Bijoux en oursins
  • Bois
  • Boycotter magasins et/ou produits
  • Dire aux vendeurs que vous êtes contre ça. Ça n’aura sûrement pas un effet immédiat, mais si tout le monde le dit…
  • Ne pas hésiter à questionner les vendeurs sur la provenance de ce type de produit. Il vous mentira peut-être mais ça pourra l’amener à se poser plus souvent ces questions à lui-même.

Pollutions :

  • Bien sûr ne jetez pas vos déchets par terre.
    • Malheureusement, les locaux jettent souvent leurs déchets par terre. C’est vraisemblablement car ils n’ont pas cette conscience de la pollution. Mais des occidentaux le font également. Certains d’entre eux pensent souvent, « ce n’est pas grave, des employés sont là pour le ramasser ». Si cette réflexion n’est pas toujours fondée en occident, elle l’est encore moins à Bornéo. Les employés des parcs ne peuvent pas faire le tour tous les jours de tous les chemins de randonnée pour ramasser les déchets, cela prendrait beaucoup trop de temps et d’énergie.
    • A noter qu’il y a de fortes averses très régulièrement à Bornéo, le déchet que vous avez laissé en bord de chemin sera transporté au cœur de la nature à la moindre pluie.
  • S’il n’y a pas de poubelle, gardez vos déchets sur vous ! Il y a souvent des raisons bien valables pour ne pas mettre de poubelles au sein des parcs naturels.
    • Les employés ne peuvent pas faire un ramassage régulier des ordures,
    • Les animaux sauvages pourraient se nourrir dans ces poubelles, ce qui perturberait leurs habitudes alimentaires et, à long terme, les rendrait dépendants de la présence humaine et leurs déchets.
  • Soyez solidaires, si vous pouvez ramasser quelques déchets sur votre chemin pour les porter à des poubelles adéquates, cela rendra un grand service à la nature. Ce conseil est également valable lors de vos plongées en mer.
  • Utilisez des répulsifs à insectes naturels.
    • Il existe des huiles essentielles naturelles qui permettent de repousser efficacement les insectes. Lors de vos achats essayez de les privilégier et d’éviter les sprays et crèmes chimiques.
  • Portez des vêtements couvrants afin de limiter votre consommation de répulsifs. Même s’ils sont naturels, l’odeur de ces produits perturbe certains animaux à l’odorat sensible, notamment des mammifères. De plus, ils vous sentiront de loin et fuiront bien avant que vous ne puissiez les observer !
  • Ne vous servez des bombes insecticides qu’en tout dernier recourt. Même si vous êtes dans votre chambre d’hôtel, le produit que vous utiliserez finira toujours, un jour ou l’autre, dans la nature. Préférez utilisez une moustiquaire, un drap, des vêtements couvrants ou même un répulsif, pour vous protéger des insectes dans votre chambre.

Limiter l’impact sur le milieu de vie :

  • Restez sur les chemins pour ne pas tasser les sols, détruire des habitats et écraser les petits animaux qui y vivent.
  • Ne prélevez rien dans les sites naturels. Que cela soit des choses vivantes, mortes ou même minérales (érosion, perte de l’habitat, …) car cela perturberait l’équilibre fragile du site naturel.
  • Ne déplacez rien (pierre, feuille, branche…), dans la nature toute chose est habitée par des plantes ou des animaux, même s’ils ne sont pas visibles. Retenez votre envie de construire (mini barrage dans les cours d’eau, cabane…)

Respect de l’animal et de son comportement :

  • Ne laissez pas traîner de déchets, les animaux vont finir par devenir dépendant de cette nourriture.
  • Ne laissez pas votre nourriture à portée des animaux sauvages. Avec le temps certaines espèces comme les macaques apprendront à voler les visiteurs d’une façon de plus en plus agressive. A force, ils deviendront là-aussi dépendants de cette source de nourriture et n’hésiteront pas à attaquer l’homme si besoin.
  • Quand il fait sombre, limitez votre lumière sur les animaux.
    • Certains animaux, nocturnes notamment, sont très sensibles à la lumière évitez donc de les éclairer directement dans les yeux.
    • Certaines espèces s’orientent avec la lune, la présence de lumières artificielles perturbe leur déplacement et peut avoir des conséquences fatales. C’est le cas pour les bébés tortues. Dès leur naissance, elles doivent trouver leur chemin grâce à la lumière de la lune vers la mer. Elles doivent affronter de nombreux dangers. Tout égarement dû aux lampes artificielles a un impact sur la survie de l’espèce.
  • N’utilisez pas le flash pour prendre des photos animalières
    • Il est rare que le flash soit utile
    • Il engendre un important stress chez les animaux qu’ils soient en enclos ou en milieu sauvage. Certains y sont tellement sensibles qu’ils peuvent ne pas y survivre.
    • N’utilisez JAMAIS de flash sur les poissons ! Ces animaux n’ont pas de paupières ! Les flashs, au mieux, brûlent leurs rétines et au pis entraînent la mort !!! Exemple : A Mabul, nous avons appris qu’il n’y avait plus d’hippocampes. Ces petits animaux auraient tous succombés, entre autres, à cause des prises de photos avec flash répétées des touristes plongeurs.
  • Résistez à la tentation de vous approcher, d’encercler, ou de suivre excessivement un animal.Toutes ces actions peuvent engendrer un stress très important chez l’animal.
    • Et malheureusement, elles se pratiquent de plus en plus. Avec l’appareil photo numérique, plus de soucis de pellicules, on peut enchaîner les photographies pendant des heures sans s’inquiéter de cette consommation.
    • Laissez toujours à l’animal une échappatoire, qu’il pourra emprunter quand il estimera que le danger est trop important.
    • Ne le traquez pas. Vous l’avez découvert, observé et peut-être même photographié mais une fois qu’il s’est enfuit, laissez-le. Vous en avez assez profité et tant pis si les photos ne sont pas parfaites !
    • Certaines espèces sont tellement stressées quand elles sont découvertes par des visiteurs qu’elles vont parfois jusqu’à se suicider ensuite (comme le tarsier, en cessant de respirer ou en se fracassant la tête sur un tronc). Il est presque impossible, quand on ne connait pas, de juger du niveau de stress d’un animal. Un tarsier peut se laisser approcher de très près et garder des mouvements lents, cela ne signifie pas pour autant qu’il est calme et confiant, il peut simplement être paralysé par la peur ou tenter de se camoufler.
    • Ces actions peuvent aussi entraîner une confiance en l’homme qui peut être fatale pour l’animal.
      • A force, des animaux comme des singes se laisseront approcher sans problème.
      • Mais ils finiront par être tellement confiants qu’ils en seront agressifs (pour obtenir de la nourriture par exemple)
      • Et quand un braconnier voudra les capturer ou les abattre, ils n’auront aucune méfiance et seront des proies faciles.
    • Ces actions vont inévitablement modifier le comportement de l’animal, il utilisera beaucoup d’énergie à fuir, perturbera ses habitudes, modifiera son comportement social ou même modifiera son territoire de chasse ou de nourrissage.
  • Ne touchez jamais les animaux :
    • Cela occasionne du stress chez l’individu.
    • Cela peut transmettre des maladies ou des germes à l’animal ou même à vous.
    • Certains guides proposent de toucher et même de tenir des animaux, résistez à la tentation et refusez (n’hésitez pas à en expliquer les raisons).
  • Limité votre bruit. Comme la lumière ou le fait de s’approcher trop près, c’est un facteur qui peut stresser l’animal, perturber son comportement, l’habituer à la présence humaine etc. De plus, plus vous ferez de bruit moins vous aurez de chance d’observer la faune.
  • Face à un animal, faites des gestes lents et peu amples. Nos mouvements peuvent être mal interprétés par un animal, il peut les apparenter à une agression ce qui pourra engendrer, stress, fuite, ou attaque.

Lors de vos sorties en mer (Snorkelling ou plongée sous-marine) :

  • Ne touchez pas les coraux avec vos palmes, cela peut les casser (un corail pousse d’un 1cm par an en moyenne dans la nature, il ne se réparera pas comme ça)
  • Ne remuez pas les sédiments
  • Nous nous répétons, mais c’est essentiel : N’utilisez jamais de lumière artificielle (lampe ou flash) sur les poissons au risque de les tuer (cf le point « respect de l’animal »).
  • Encore une fois, attention à ne pas : laisser vos déchets, photographier avec flash, prélever des parties du milieu naturel, toucher les animaux (coraux inclus),…Gestes eco-touristes en plongée

Pour aller plus loin :

  • Communiquer avec les autres qu’ils soient touristes, locaux ou même guides !
    • Partagez votre point de vue sur la protection de l’environnement, invitez les autres à faire de même.
    • Vous apprendrez parfois davantage sur le sujet pour améliorer votre comportement (et aider à compléter cet article !)
  • Montrez le bon exemple ! Ce n’est pas parce que tout le monde le fait que vous devez le faire aussi.
  • Ne faites pas toujours aveuglément confiances aux guides ou aux rangers. Certains sont nouveaux, ne sont pas sensibles à l’environnement, ou donnent la priorité à la satisfaction du touriste et non au bien être écologique (ils invitent à s’approcher au plus près des animaux sauvages, les nourrissent, n’invitent pas au silence, utilisent le flash, sortent des chemins, traquent les animaux,…)
  • N’hésitez pas à agir si vous êtes témoins d’un mauvais comportement !
    • Si quelqu’un prélève un animal, une plante ou autre, même si ce n’est pas définitif, invitez cette personne à corriger tout de suite son erreur. Nous avons nous même minimisé l’impact que pouvait avoir ce genre d’action, et nous le regrettons encore. Notre capitaine de bateau à Mabul a capturé des frogfish et un petit batfish. Il les a mis dans un grand récipient le temps que tout le monde les voit et les photographie. Quelques heures plus tard, il les a relâchés. Mais certains individus, surement trop stressés, sont restés sans nager sur le côté, entre deux eaux dans la mer. Nous doutons qu’ils aient tous survécus à cette capture.
    • Si vous découvrez un animal sauvage en captivité depuis longtemps, invitez la personne à le livrer aux services de l’Etat compétant. Si la personne ne fait rien, contactez une association locale ou les services de l’état concernés : à Sarawak (Sarawak Foresty) et à Sabah (Sabah Wildlife Department). Ne relâcher pas l’animal directement dans la nature. Cela ne peut être envisageable après une longue situation de captivité car l’animal a sans doute perdu l’habitude de se débrouiller seul dans le milieu sauvage. C’est pourquoi il est impératif de passer par des professionnels pour le sortir de sa détention.Colybride semaine riche en suprise civette

Nous espérons que cet article vous aidera à adapter votre comportement lors de votre voyage, qu’il génèrera quelques prises de conscience et que tout cela finira par changer la donne !
Si vous souhaitez complétez cette liste de recommandation, n’hésitez pas à nous contacter via un commentaire ! Merci!

Les moments les plus…

Au cours de notre voyage à travers Bornéo, nous sommes passés par des émotions très diverses et intenses. Nous avons voulu, par cet article, faire un petit résumé des différents souvenirs de ces moments, qu’ils soient drôles, émouvants, étranges,…

Le moment…

– le plus drôle : quand, lors d’un petit déjeuner, Franky nous a proposé de prendre un instrument fabriqué en coquille d’escargot, pour aller faire de la repasse à la grenouille, dans la jungle de Matang. Difficile de savoir avec elle si c’est du sérieux ou pas !!! (Kuching)
– le plus émouvant : la découverte de la mère Orang-Outang et son petit (RDC)
– le plus fatiguant : marche dans le Kinabalu Park. C’était notre première grosse rando dans la jungle et on a fini sous une pluie équatoriale.
– le plus bizarre : l’homme qui pousse son bateau à la nage et/ou le chant d’un coq dans la jungle.
– le moment le plus « WTF » : faire ses courses à la lampe torche parce qu’il y a une coupure de courant dans le super marché mal rangé et rempli de monde. Faire ses courses en slalomant entre les seaux qui récupèrent l’eau qui fuit des toits.
– le plus étonnant : le tarsier et ses sauts de tronc en tronc tellement rapides qu’il est quasiment impossible d’en discerner les mouvements ! Pas étonnant que ce singe soit surnommé « singe fantôme ».
– le plus agréable : le bain dans les chutes d’eau de Kubah après une longue rando dans la chaleur et l’humidité de la jungle.
– le plus impressionnant : le cri des Sikadas. Des insectes de la famille des criquets qui ne font que quelques centimètres et font des bruits qui vont parfois jusqu’à vriller les oreilles !
– le moment le plus chasse aux trésors : quand, pendant une demi-journée, chaque magasin nous renvoyait à un autre pour trouver une moustiquaire (que l’on a d’ailleurs jamais trouvé !)
– le plus inconfortable : dormir sur les planches mal ajustées d’un abri contre la pluie dans le camping du parc de Gunung Ganing.
-Le plus enrichissant : toutes nos rencontres et nos discussions, notamment avec les gardes des parcs de Sarawak Foresty Department.
– Le plus dépaysant : notre vie de Robinson au camp de bénévole.
– le plus risible : les filles qui arrivent en mini jupe pour faire une rando de nuit dans une jungle pleine de sangsues. Et les chinois qui « snorkellent » en gilet de sauvetage.

Pour finir, voici une petite liste des habitudes que nous avions pendant notre séjour et que l’on aurait pu garder sans problème :

– ne manger qu’avec une fourchette et une cuillère
– le fait de débarrasser même au restaurant
– marcher pieds nus
– répondre au salut des inconnus avec le sourire
– traverser sans passage piéton (parce qu’il y en a quasiment jamais)
– prendre sa douche à l’eau froide
– voir des gens dormir n’importe où (dans une brouette, derrière un comptoir, sur le capot d’une voiture, sur les gilets de sauvetage des bateaux, …)
– manger au restaurant pour 3€ et ne jamais faire la cuisine.
– enlever les chaussures avant d’entrer quelque part.

Retour sur nos aventures au Kinabatangan !

Lors de la rédaction de notre périple au Kinabatangan, nous devions être fatigués ! Nous avons omis quelques petites histoires que nous avons cru bon de relater malgré tout !

Anecdote au Kinabatangan :

– En étant conduit vers notre lodge, nous avons reconnu un couple. Nous l’avions déjà vu lors de notre première visite à Semenggoh, le jour oú aucun Orang-Outan n’avait daigné sortir de la jungle. Heureux hasard ! A Kinabatangan, nous avons discuté, en chemin sous la pluie battante, et avons convenu qu’apparemment, quand on est ensemble, on a pas de chance ! (Pas d’Orang-Outan, pluie torrentielle sur nos sacs de voyage…)

– Maude a eu quelques (més)aventures avec les sangsues, lors de la randonnée du second jour pour aller à un lac. Grâce à ses bottes, ses chaussettes anti-sangsues et sa chemise, elle ne s’est pas fait ventouser. Mais, rentrée à la chambre, après avoir vérifié ne rien avoir sur ses vêtements en les enlevant, elle s’est retrouvée avec une sangsue qui se promenait sur son doigt ! Elle avait dû se cacher dans les plis de sa chemise.

En fait, c’est assez compliqué de s’en dépatouiller, puisque quand on décolle un bout, l’autre s’accroche… Bref, Maude, en sous-vêtement, a jonglé un moment avec la petite bête en s’exclamant pendant que sa voisine de chambre, une jeune Japonaise, empêchait les hommes du dortoir d’entrer afin de préserver sa pudeur ! Grand moment de rigolade !

Quelques minutes plus tard, on a également trouvé une sangsue dans la botte de Maude, elle n’a pas été simple à déloger !

Anecdotes faunistiques au Kinabatangan :

– Lors d’un des rares moments de temps libre que nous avons eu au Lodge, nous en avons profité pour aller faire un peu d’observation. C’est sur la jetée de l’hôtel que nous avons fait le plus de découvertes : un serpent mangeant un gecko sur la rambarde, des calaos sur la rive d’en face, un varan se promenant dans les hautes herbes sous le ponton… Nous n’avons donc pas eu à nous éloigner beaucoup pour étancher notre soif de rencontres avec la faune !

– le lodge est entouré de clôtures électriques pour éviter que les gros animaux, cochons sauvages ou éléphants, n’entrent. Cela dit, ça n’arrête pas les singes qui passent parfois dans les frondaisons au-dessus des bâtiments !

– Autour du camp, nous avons vu beaucoup de bouses d’éléphants. Les pachydermes sont bel et bien là mais savent rester très discrets, puisque nous n’avons pas vu l’ombre d’une queue !

– Juste sur le bâtiment des dortoirs nous avons vu la mante, les grands geckos et le soir des chauves-souris faisaient le tour du couloir extérieur pour chasser. Ces passages identiques, à répétition, nous permettaient de nous faire frôler un maximum par les petites bêtes, plutôt amusant !

– Le hibou, évoqué précédemment, c’est Fabrice qui l’a trouvé juste avant de quitter l’hôtel. C’était en plein jour. Il est resté quelques secondes sur une branche bien visible, puis s’est envolé silencieusement.